Méthode G.A.M.E 1/3 : les mécaniques de Goals

GAME

Voici une série de trois articles décrivant la méthode de gamification G.A.M.E. Il s’agit de la méthode décrite et utilisée dans mon livre.

La méthode G.A.M.E : qu’est ce que c’est ?

G.A.M.E est un framework pour concevoir des programmes de gamification efficaces. On rencontre souvent des programmes qui ne sont que des assemblages incohérents de mécaniques de gamification. G.A.M.E permet de choisir les bonnes mécaniques pour créer une expérience qui a du sens.

G = Goals : Planifier les buts du business et des joueurs
A = Actions : Créer une expérience ludique
M = Merit : Créer un système de récompenses
E = Evaluation : Évaluer l’efficacité du système

Chaque partie de la méthode comprend ses propres mécaniques de gamification. À chaque étape, le créateur du système doit choisir une ou plusieurs mécaniques pour mettre en place son programme. Dans les prochains articles, je ne  vais pas décrire chaque mécanique en détail. Je vais simplement expliquer le principe de chaque étape.

Dans ce premier article, je vous présente la première étape de la méthode : Goals.

Goals : Planifier les buts du business et des joueurs

Voici les mécaniques de Goals son outil d’évaluation : le Cercle des buts.

GOALS

 

Planifier les buts des joueurs

Cette étape consiste à montrer à l’utilisateur quel est son but. Une application gamifiée se fixe pour seul et unique objectif de faire réussir ses utilisateurs. Par exemple, un logiciel CRM peut être gamifié pour faire réussir un commercial à vendre plus (vendre plus est l’objectif du commercial mais c’est aussi l’objectif du business). Planifier veut aussi dire que le système de gamification doit faire apparaître, de manière extrêmement claire, les buts à atteindre. L’utilisateur doit comprendre que s’il fait exactement ce que le système lui demande de faire alors il pourra atteindre son but.
Un exemple de mécanique : buts à court et à long terme
Le système ne doit pas prévoir qu’un but final. Il faut planifier de nombreux buts intermédiaires. Ces buts permettront de ne pas décourager l’utilisateur en lui montrant que le succès est possible.

Un cas : OneMonth Rails
La proposition de valeur, la promesse, de OneMonth Rails à ses utilisateurs est de leur apprendre à coder leur première application s’ils suivent exactement le programme proposé. Ainsi, la planification de ce but permet de motiver les nouveaux inscrits qui comprennent que la réussite est possible.

Accompagner le joueur vers la réalisation des buts

Il ne s’agit pas uniquement de montrer au joueur ce qu’il va accomplir. Il faut aussi lui permettre de réussir ce qu’il veut faire ou ce que l’application lui a promis. Il faut délivrer la valeur promise. Pour cela, la gamification utilise de nombreuses mécaniques permettant réellement de faire progresser l’utilisateur.

Un exemple de mécanique : la méthode de Scott Rogers
La méthode de Scott Rogers s’appuie sur la répétition et la mise en relation de toutes petites quantités de connaissances pour construire progressivement une expertise. Le schéma ci-dessous résumé bien ce principe.

méthode-scott

1) Répétition du challenge A ;
2) Répétition du challenge B ;
3) Association des challenges A et B ;
4) et ainsi de suite.

Un cas : Duolingo
Des applications éducatives comme Duolingo, Codecademy ou Babbel respectent parfaitement ce framework.

Aligner les objectifs business avec les buts des joueurs

Il faut que les incitations pour l’utilisateur soit en cohérence avec l’objectif du business.

Un exemple de mécanique : la pointification
Souvent décrié, la pointification est en fait indispensable. Ça ne veut pas dire que chaque système doit distribuer (bêtement) des points à ses utilisateurs pour la moindre de leur action. Cela veut simplement dire que lorsque le designer crée son système il doit attribuer à la moindre action de ses utilisateurs des points : ces points ne sont pas visibles pour l’utilisateur, ils sont simplement stockés en base de données comme métrique du système. La pointification est le fondement de l’analyse de l’efficacité d’un système. Bien entendu, les actions les plus importantes sont davantage pondérées en points : c’est dans ce cas de figure que la pointification permet l’alignement des objectifs business et utilisateurs.

Un cas : LinkedIn
On connaît la barre de complétion du profil sur LinkedIn. Si le réseau utilise cette mécanique pour inciter les utilisateurs à remplir leurs profils c’est simplement parce que les profils sont vitaux pour son business et pour la qualité de son service. LinkedIn est avant tout un répertoire de professionnels, il est donc crucial que les profils soient de bonne qualité.

 

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