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ClassRealm : l’école est un jeu de rôle !

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J-5 ! Oui, J-5 avant la sortie de Diablo III. Mais sur El Gamificator, on attend surtout ClassRealm… Les deux sont sensés nous rendre dépendants. L’un sera détesté de la société (parents, prof…) et alimentera les discussions de sociologues et psychologues. Diablo III doit détruire votre vie sociale par l’addiction. ClassRealm, c’est pareil mais c’est pour la bonne cause ! L’idée n’est pas neuve, il s’agit d’apprendre en s’amusant. Analysons quand même les particularités de ClassRealm…

 

“With games, learning is the drug”

On peut passer des heures à jouer aux jeux vidéos, stopper la partie… puis revenir seulement quelques heures plus tard pour jouer de nouveau ! Pour Raph Koster, légende du Game Design, la raison de cette “addiction” est l’apprentissage. Un bon jeu doit toujours apprendre quelque chose de nouveau au joueur pour le maintenir engagé. Si le joueur n’apprend plus, il abandonne. Selon RK,  avec les jeux “learning is the drug”.



Les meilleurs jeux vidéos maintiennent les joueurs dans une situation d’apprentissage…
 

La gamification de l’éducation

La gamification de l’éducation n’est pas un concept nouveau. L’efficacité du jeu pour apprendre est une intuition antérieure à la ludification. Le service le plus connu est Khanacademy. La gamification est minimaliste mais très efficace : les grandes leçons sont divisées en plusieurs petites étapes avec des badges à gagner. Les arbres de connaissances fournissent de très bon feedbacks, permettant aux élèves de ne pas se décourager… mais aussi de développer leurs curiosités. Kahnacademy utilise donc des mécaniques de jeu mais n’est pas un jeu, c’est un service gamifié. ClassRealm est un ARG. Pour bien comprendre la différence, je vous invite à lire l’article sur advergame, ARG et gamification.

ClassRealm est un jeu ! 

ClassRealm est un Alternate Reality Game, un jeu qui brouille les frontières entre réalité et univers ludique. L’application est donc destinée principalement aux enseignants qui décideront ou pas de recourir à ce genre de méthodes pédagogiques. En effet, toutes les tâches réalisées par les élèves ont un impact sur le jeu, sur leurs camarades de classes. L’impact est non seulement immédiat mais a aussi des répercutions à long terme. Faire un exercice, répondre à une question, participer de manière régulière n’est pas anodin pour le système ludique. Il y a des règles, des niveaux, des points d’expérience, des challenges.



Sami, mascotte de ClassRealm. L’application se dote d’un univers propre, d’un système cohérent et complet propre au jeu.
 

Voici les points importants qui cadrent l’expérience des élèves :

1) Seuls les volontaires participent au jeu

2) Niveau supplémentaire tous les 10 points d’expérience

3) On gagne des points d’expérience en participant, en faisant ses devoirs, en aidant les autres…

4) Les filles et les garçons sont en compétition au cours de l’année

5) Le vendredi, c’est PVP ! PVP est un mot geek pour signifier un défi entre deux élèves.

6) Les élèves peuvent former des alliances : ce sont des petits groupes d’élèves qui sont en compétition.

Voici une vision très intéressante de la gamification de l’éducation. Le créateur de ClassRealm prend délibéremment le parti du jeu pur et pas seulement d’introduire de simple mécaniques de jeu implicites. Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article très intéressant de Ben Bertoli, ingénieur à ClassRealm.