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Facebook reste bien le principal marché des jeux sociaux

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Facebook domine incontestablement les réseaux sociaux et donc les jeux sociaux. Et une récente étude de SuperData Research pour Viximo montre que, si les revenus des jeux sur les autres réseaux sociaux dépassent les revenus des jeux Facebook, le géant américain est conforté dans sa position de plate-forme leader.

Alors que le marché des jeux sociaux devrait atteindre un revenu de 4,9 milliards de dollars à la fin de l’année, il semble que le partage du gâteau évoluera peu et que Facebook conservera sa position de leader par rapport aux autres réseaux sociaux.

Il n’y a pas que Facebook dans le monde ?!

La croissance du marché des jeux sociaux est attribuée régulièrement au succès de Facebook, dont le nombre d’utilisateur à travers le monde est estimé à près de 800 millions. Mais affirmer cela revient à ignorer que dans de nombreux pays, contrairement à la France et aux Etats-Unis, Facebook n’est pas le réseau social dominant.

En Espagne les jeunes sont plus nombreux sur Tuenti, en Allemagne ce sont les étudiants qui communiquent sur StudiVZ et les lycéens sur SchülerVZ, et aux Pays-Bas, Hyves résiste encore et toujours à Facebook. Et c’est sans compter sur les pays émergents : en Chine nous avions mentionné WeiBo (voir Kwestr et la gamification de la vie), en Russie VKontakte fait face non seulement à Facebook mais aussi à d’autres acteurs locaux, le Mexique adhère à QuePasa et le Brésil se connecte sur Orkut.

Mais Facebook reste le seul réseau social à avoir ignoré les frontières de la sorte.

Les résultats de l’étude

L’étude de Viximo et SuperData Research a été menée avec 152 159 individus qui représentaient plus de 700 000 transactions sur les jeux sociaux sur les six premiers mois de 2011. Selon cette étude, sur les 3,7 milliards de dollars que représente le marché des jeux sociaux, près de 35% (1,3 milliards) proviennent de Facebook, et cette part n’évoluera pratiquement d’ici 2014.

Le plus surprenant est sûrement le fait que cet avantage aux autres réseaux sociaux provient avant tout d’Asie. Et si sur le seul continent asiatique le marché des jeux sociaux excéde celui de Facebook, on peut supposer qu’il reste très partagé entre les différentes plate-formes sociales qui y coexistent.

Malgré ses désavantages, Facebook reste incontournable

L’étude cherche à mettre en évidence le désavantage de Facebook. En effet, plusieurs facteurs rendent le leader peu commodes:

    • Zynga s’est déjà imposé comme leader des jeux sur Facebook, et consolide ses nouveaux jeux avec l’audience des anciens, pérénisant sa domination. Cette domination laisse peu de place aux développeurs indépendants.
    • En imposant les crédits Facebook comme seule monnaie le réseau social a certes augmenté la monétisation, le taux de conversion et le revenu moyen par joueur payant en réduisant les problèmes de facturation pour les éditeurs de jeux, mais en a profité pour au passage s’instaurer une marge de 30% (à comparer au 5% en vigueur sur Google+)
    • Enfin le manque de transparence de Facebook et ses changements réguliers de politique rend la tâche complexe pour les éditeurs de jeu. En effet, après avoir décidé de limiter les publications sur les murs des joueurs, Facebook a bloqué plusieurs jeux en les accusant de “spammer” le réseau sans avoir communiqué le nouvel algorithme implémenté.

Doit-on conclure de cette étude que les éditeurs de jeux sociaux ont intérêt à ne pas se concentrer que sur Facebook ? On ne peut toutefois pas l’ignorer, et particulièrement sur le marché français.

Retrouvez l’étude complète sur viximo.com (formulaire à remplir)