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Maximiser l’engagement de ses utilisateurs

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Si engager vos utilisateurs est un objectif important pour vous alors cet article pourrait vous aider à optimiser votre application. Et cela, simplement en comprenant l’importance d’un concept unique et simple : le choix. 

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Le choix est le père de l’action

Avant tout passage à l’action, il faut faire un choix. Il faut décider de ce qu’on va faire. Sans choix, impossible de passer à l’action. Parfois, le choix est facile à faire et on ne s’en rend même pas compte, le cerveau agit automatiquement. D’un autre côté, le choix peut être beaucoup plus difficile et limiter l’action : l’individu hésite, hésite encore et comme il n’arrive pas à se décider, il préfère l’inaction en remettant sa décision à plus tard.
Dans votre cas, il y a fort à parier que les choix que vous proposez à vos utilisateurs ne soient pas si cornéliens. Néanmoins, le simple fait d’ouvrir une notification par exemple est déjà un choix qui peut ralentir l’expérience, faire tergiverser l’utilisateur et le perdre…

 

Le choix : un obstacle à l’engagement

Avant d’aller plus loin, soyons clairs : le choix est un ennemi de l’engagement.
Cela vient du fait que la volonté de chaque être humain est disponible en quantité limitée. Au cours de la journée, notre volonté atteint son maximum le matin puis diminue progressivement. Or, faire un choix demande de la volonté. Lorsqu’on a passé la journée à faire des choix, nous ne sommes pas performants pour en faire de nouveaux. Tout cela diminue la probabilité de passage à l’action.
Plus le choix est complexe, moins l’action a des chances de se produire…

 
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Ce que cela signifie pour nos applications ? : le design sans friction

Vous le savez maintenant, le choix est un obstacle à l’engagement. Mais comment le design et la gamification peuvent nous aider à créer des expériences qui simplifient au maximum le choix ? Avec pour bénéfices des applications beaucoup plus engageantes et attractives.
Voici deux solutions expliquées au travers d’un exemple.

 

Exemple d’une application de méditation

Prenons l’exemple d’une application de méditation qui aide ses utilisateurs à méditer. L’application propose de choisir la durée de leur sessions.
– Première option : choisir la durée
L’utilisateur doit choisir la durée exacte de sa session. Comme il est débutant, il ne sait pas du tout comment choisir la durée : quelle est la « bonne » durée pour commencer ? que choisissent les utilisateurs en général ? Choisir la durée exacte de sa session est une compétence d’expert qui demande beaucoup d’efforts à un débutant. Le risque ? L’utilisateur abandonne et ne médite jamais…
– Deuxième option : le défaut, supprimer le choix
La première des “vraies” solution au problème de choix est le « défaut » (le choix par défaut). La première session dure 10 minutes et c’est la même chose pour tout le monde. Cela permet à l’utilisateur d’ouvrir son application et de ne faire face qu’à une seule possibilité : méditer pendant 10 minutes. C’est l’option qui doit être prise pour une première connexion. (Cela a en plus l’avantage de constituer une très bonne étape d’investissement mais cela est une autre histoire).
– Troisième option : simplifier le choix
Enfin, l’app peut simplifier le choix : plutôt que de laisser l’utilisateur choisir exactement la durée, elle peut proposer trois choix : 10, 15 ou 20 minutes. Mais simplifier ne consiste pas uniquement à diminuer le nombre d’options, c’est aussi faciliter leur compréhension. Ainsi, ces durées ne sont pas choisies au hasard. Elles permettent à l’utilisateur de concevoir plus concrètement l’enjeu du choix et donc de décider de son objectif en connaissance de cause grâce au contexte : débutant = 10 min, intermédiaire = 15 min, expert = 20 min.

 

Les limites du design sans frictions

Voilà, nous avons évoqué quelques techniques pour engager un utilisateur dans un contexte de choix. Globalement, vous retiendrez les deux techniques suivantes : le choix par défaut, et la simplification du choix grâce au contexte.
Bien sûr, tout cela ne suffit pas toujours pour un engagement maximum. Le design sans friction a deux limites principales.
– C’est une bonne pratique pour un engagement ponctuel « One shot »
– Cela ne suffira pas à long terme, il faudra aller beaucoup plus loin et notamment approfondir la compréhension des utilisateurs et de leurs motivations afin de concevoir un service optimal.
En conclusion, il faut retenir que pour le design de vos services il faudra toujours penser à cette notion très importante de choix. La quantité de volonté de vos utilisateurs n’est pas infinie, il faut en tenir pour créer des expériences attractives !
Faîtes en bon usage !